Aujourd’hui c’était ma fête. Pour l’occasion, ma blonde a suggéré d’aller déjeuner à Chambly. Puis elle m’a dit : “En plus, c’est le week-end de la descente des grenouilles, on pourrait aller voir ça”
Hein, juste voir ça?! Pas question que je passe à côté ; je veux participer!!!!!

Ça fait près de 15 ans que je rêve de participer à cet événement! J’avais vu quand j’étais en secondaire 2 une émission des Aventures du Grand Talbot dans laquelle Denis Talbot participait à la descente des grenouilles.
Nous avons donc bien mangé, puis nous nous sommes rendus sur le site du Fort Chambly. Le courant était très puissant et impressionnant. Une rivière al dente, comme je les aime!!!
Evelyne a longuement hésité, puis a finalement décidé de s’inscrire elle aussi. Nous avons loué les habits hypothermique et sommes retournés à la voiture nous changer.
Avant de commencer, nous avions le choix de faire une descente d’initiation. “Pas besoin de ça!” m’empressais-je de dire à Evelyne. Finalement, nous avons pris la descente d’initiation. Vous connaissez la chanson T’as voulu voir Vierzon et on a vu Vierzon, t’as voulu voir Vesoul et on a vu Vesoul… de Jacques Brel, eh bien, pour moi c’est pareil!
D’abord dans une piscine pour apprendre à respirer avec le tuba et s’habituer à l’eau froide (très froide!), puis dans la rivière pour une partie du parcours qui est plus calme.
Voici quelques photos qui proviennent du site : www.aquafete.com
Sécurité
Descente!
Suite à cela, des navettes nous ramènent au départ. Un passant nous a fait remarqué que nous ressemblions à des réfugiés!
Suite à cette première expérience, nous… ou plutôt je… étions prêts! Dans la descente complète (1.7 kilomètre dans l’eau), la permière portion est très mouvementée, puis culmine avec la gueule du loup! Vous plongez d’abord de quelques mètres en un quart de seconde puis une montagne d’eau vous tombe ensuite sur la tête. Durant les prochaines secondes, vous ne pourrez plus respirer… sauf de l’eau. Vous ne voyez plus rien… sauf de l’eau. 1, 2, 3,4 votre combinaison vous ramène à la surface. Respirez! Les moins chanceux, ou les moins expérimentés, vont avaler une bonne tasse d’eau et perdre leur masque-tubas. Evelyne fait partie de cette catégorie!
Ce n’est qu’arrivé au quai que j’ai su ce qui lui était arrivé. En quelques secondes dans la gueule du loup (à la mi-parcous) elle a avalé beaucoup d’eau, son masque s’est rempli d’eau, elle a perdu un verre de contact et… a paniqué! En quelques secondes, des bénévoles secouristes étaient déjà rendu auprès d’elle et l’ont aidé à terminer le parcours. Vraiment, la sécurité est extra à Chambly.
La descente dure environ 8 minutes. C’est donc une vitesse moyenne de 12.75 km/h! Je n’ai même pas encore couru à cette vitesse cette année!!!
Bouillon de poulet, chocolat chaud, un petit tour de navette et nous étions prêt pour une autre descente. Rendu sur le bord de l’eau, au moment de mettre nos palmes, la panique d’Evelyne est réapparue. J’ai donc tenté de la rassurer en lui donnant plusieurs judicieux conseils :
- Nage sur le dos, comme ça tu n’auras pas d’eau dans la bouche
- Enlève parfois ton tubas si tu as de la difficulté à respirer
Finalement, juste au moment où nous allions partir, elle a décidé de sortir de l’eau et de m’attendre. OK!
À mon retour, on a décidé de descendre ensemble avec un groupe de débutants et des bénévoles. Mes judicieux conseils l’ont aidé à mieux comprendre ce que disait la bénévole, puisqu’elle suggérait exactement le CONTRAIRE de TOUS les conseils que j’avais donné à Evelyne!!! Nagez toujours sur le ventre pour voir venir les vagues, gardez toujours votre tubas dans votre bouche…
Riche de cet aprentissage, j’ai promis à Evelyne de la suivre de très près tout le long du parcours. Ce fut alors le départ du groupe! Evelyne est partie juste devant moi. Après 15 secondes, mon tuba s’est décroché de mon masque! Je me suis donc accroché au bord tentant de ne pas me faire emporter par le courant pour rattacher le tubas. Malheureusement, le courant était trop fort et je n’ai pas réussi. J’ai donc décidé de faire la descente en tenant mon tuba. Je regarde au loin et j’ai déjà perdu Evelyne!!!
8 minutes plus tard, à l’arrivée, je ne trouvais pas Evelyne… Pourtant, avec mes problèmes de tuba, j’aurais du arriver bien après elle. Soudain, des gens s’attroupent sur le quai pour aider une femme de blessée à sortir de l’eau. Je me précipite donc inquiet sur le quai, pour finalement me rendre compte que ce n’est pas Evelyne, mais une femme qui s’est blessée au bras. Après avoir aidé les bénévoles à la sortir de l’eau, je cherchais toujours Evelyne.
Je l’ai retrouvé morte sur le bord de l’eau… euh, je veux dire en vie sur le chemin! Par contre, elle m’a avoué avoir une fois de plus avoir eu des problèmes dans la gueule du loup, paniqué et avalé de l’eau… et encore une fois fut aidée par des bénévoles jusqu’à la fin du parcours!
Pour les autres descentes, elle a donc décidé de ne faire que la moitié tranquille du parcours. En tout, nous avons fait chacun 6-7 descentes.
C’était une journée magnifique, avec un soleil fabuleux. Je n’ai pas eu froid de la journée ; même pas de chair de poule ou de grelottement, malgré la froideur de l’eau. L’eau qui entre dans la combinaison se réchauffe rapidement et demeure chaude. Le seul endroit où nous avions froid, c’était au visage.
Sur le site, magnifique en passant, il y avait des centaines de personnes en costume de bain qui se faisaient griller au soleil, jouaient au frisbee ou qui profitaient simplement de cette belle journée d’été.
Voici en terminant mon nouveau vidéoclip… qui s’intitule Saute saute saute petite grenouille!











bonne fete martin excellant ton video ces le fun d avoir des nouvelles , marilyne ma donner ton adress email salut
Par alex le 28 avr 2008
à 10:57
Bravo pour la vidéo!!
Bonne fête en retard…
J’adore te lire : )
Par El Quetzal le 1 mai 2008
à 10:51
Ah je suis décu!!! Je m’étais dit que c’était le genre de truc qu’il faudrait que je fasse avec toi un de ces quatres… Il va falloir que tu me fasses essayer ca! Il y a aussi une course de citrouille qui a l’air pas mal (on fait la course DANS la citrouille sur une rivière).
Par Yan Morin le 5 mai 2008
à 9:53
Descendre une rivière dans une citrouille??? Hum…
Est-ce aussi excitant que de lancer une citrouille géante du haut d’un viaduc?
Par Le trotteur de l'est le 7 mai 2008
à 9:13